Familiers de l’Oisans, vous vous y retrouverez facilement.
Sur la route de Grenoble à Briançon, arrivés à l’entrée de l’Oisans, au lieu d’aller vers La Grave, vous remontez le Vénéon, direction La Bérarde, au cœur du massif. Arrivés à la hauteur de Bourg d’Arud, vous quittez la vallée et montez vers le lac. Crapahutage conséquent : plusieurs centaines de mètres de dénivelé, mais à l’arrivée, quel spectacle !
Un beau lac dans son écrin de moyennes montagnes, avec une jolie plage où l’on accède par un sentier qui domine le lac d’une dizaine de mètres. On peut aussi y accéder par l’autre côté, par Valsenestre : moins pentu, certes plus long, mais plein de charme !
Combien de fois ne l’avons pas parcouru, Daniel, Claude et moi ? Ados, nous partions de Mende, au pied du Dévoluy, pour arriver au plateau d’Emparis, au-dessus de La Grave, face à la majestueuse Meije. La guitoune sur le dos, le minimum d’équipement (c’était toujours en été), des victuailles pour plusieurs jours : l’autonomie garantie ! A l’époque, le camping « sauvage » se négociait avec un paysan disposant de verts pâturages ; on se cuisait la tambouille sur un feu de camp, y compris sous une pluie torrentielle : en pleine nature, la liberté absolue !
Mais la plage du Lauvitel évoque aussi un souvenir particulièrement cher : en juillet 58, Daniel et moi venions de réussir le concours de l’Agro. Claude, ce sera l’année suivante.
Nous étions là, tous les trois, bénéficiant d’un temps superbe, autour du feu, sous un ciel étoilé : l’avenir, que dis-je ? le monde était à nous !
Un souvenir inoubliable, qui réchauffe le cœur du vieil homme que je suis devenu. Claude puis Daniel s’en sont allés dans l’autre monde. C’est pourquoi je tiens à témoigner de ces moments magiques que nous a réservés notre adolescence.
